Bibli enfants

Nouveauté à la bibli...merci le Télégramme...

 

 

Récemment, Claudine Le Gac, bibliothécaire, a créé des séances autour des livres pour les tout-petits, les enfants non scolarisés. Elles ont lieu le jeudi, de 10 h 30 à 11 h. « À chaque fois, je choisis un thème. Je mets des livres et quelques jouets à disposition des enfants et je leur lis une histoire. Aujourd'hui, c'est le thème des ours. Hier, les plus grands m'ont aidée à préparer le coin pour les petits », a précisé Claudine, qui a un autre projet. Elle aimerait créer une petite ludothèque et lance un appel à dons, afin de collecter des jouets.
© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/kerfot/bibliotheque-seances-pour-les-tout-petits-le-jeudi-25-05-2016-11080595.php#dfTqSRZfjA3f4eo7.99

Les articles dans les journaux sont efficaces, sans celui-ci et celui ci-dessous nous n'auriona pas ce succés ! Merci les filles ! 

La Bibli et le Télégramme, article d'Armelle Menguy

Bol63Manquait Annick Roy également bénévole, absente ce jour-là...

Bola 67

Un joli conte chinois...

 

LE CONTE DU POT FÊLÉ ( cité par Eric Emmanuel Schmitt)

 

 

Une vieille dame habitait loin de la rivière ; chaque jour, elle devait s’y rendre pour y puiser de l’eau et la rapporter chez elle. Afin de parcourir le kilomètre qui la séparait de la berge, elle se servait de deux grands pots, qu’elle suspendait au bout d’une perche posée derrière son cou.

Un pot était fêlé, l’autre en parfait état. Chaque fois, à la fin de la marche, le pot fêlé avait perdu la moitié du liquide qu’il transportait. La vieille dame semblait ne pas s’en rendre compte, malgré le déséquilibre que ces fuites occasionnaient, et semblait satisfaite de ses deux pots.

Cependant le pot fêlé commençait à se sentir coupable - d’autant que le pot parfait se montrait légitimement fier de ne jamais gâcher la moindre goutte qu’il transportait. Le pot fêlé se tourmentait. Son impuissance lui faisait honte. Progressivement, il se laissait envahir par la tristesse, rongé par la culpabilité, désolé de n’accomplir que la moitié du travail pour lequel il avait été conçu.

Un jour, après deux ans de service, il profita d’un moment où la vieille dame le plongeait dans les flots pour lui dire :

- Pardonne moi, je suis une erreur. Je n’aurais jamais dû voir le jour. Abandonne-moi ici.

La vieille dame s’étonna.

- Pourquoi me dis-tu cela ? T’ai-je maltraité sans m’en rendre compte ?

- Oh non, c’est moi qui te trahis. Malgré mes efforts, je perds la moitié de l’eau que tu me confies. Noie-moi ici, cela vaudra mieux.

La vieille dame sourit, hissa son fardeau sur ses épaules, et prit le chemin du retour.

- N’as-tu jamais remarqué la splendeur du chemin ? Chaque année, je sème des graines sur ses bords. Grâce à l’eau que tu leur donnes, les graines deviennent des fleurs gracieuses et hautes, que caresse la brise. De temps en temps, j’en cueille pour décorer et parfumer ma maison. Sans toi et tes fêlures, je ne verrais que mes vieux pieds sur le sol poussiéreux et ma maison resterait triste, je ne profiterai pas de toutes ces beautés !

 

 

Tout le monde a sa place sur notre terre, même les fêlés...

Date de dernière mise à jour : 25/05/2016

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